Les vérités méconnues sur la pilule contraceptive

Les vérités méconnues sur la pilule contraceptive

L’introduction de la pilule contraceptive a joué un rôle indéniable dans l’émancipation de la femme dans le monde patriarcal occidental. En remerciant la science qui nous a permis de montrer enfin notre potentiel féminin, il est important de comprendre quel prix paye notre santé. Tout comme la santé de nos amies, mères, soeurs, conjointes et filles. Car, pour la plupart d’entre nous, ce prix est prélevé sur notre compte santé sans que l’on en ait été averti. Et nous continuerons à le payer longtemps après la fin de la consommation de cette pilule.

Avertissement : je souhaite à toutes les femmes de pouvoir tomber enceinte quand (et uniquement quand) elles le souhaitent. Cet article a pour but d’amener à la surface le niveau actuel de connaissances scientifiques sur la pilule contraceptive, pour que chaque femme puisse faire un choix éclairé de quelle méthode de contraception choisir.

La pilule contraceptive est souvent prescrite dans un autre but que la contraception (acné, règles irrégulières ou douloureuses, endométriose ou ovaires polykystiques). Ces conditions sont liées à un déséquilibre hormonal et/ou métabolique qui n’est pas réglé par la prescription de la pilule, mais juste masqué. Cependant, il existe de nombreuses solutions pour restaurer au maximum l’équilibre hormonal de chaque femme, sans la pilule contraceptive. L’équilibre hormonal amène plus qu’un apaisement des gênes prémenstruels ou une diminution de l’acné. C’est tout notre corps qui en bénéficie.

Tout d’abord, il est important de comprendre que le rôle des hormones sexuelles : oestrogènes, progestérone, testostérone et autre, n’est pas limité à la reproduction et le désir sexuel. Chez la femme, les oestrogènes influencent, entre autres, les centres d’apprentissage dans le cerveau, l’attirance vers un partenaire avec une génétique la plus adapté à la sienne, la réponse au stress, la densité osseuse, le métabolisme et et et… Une jeune femme avec un équilibre moyen à bon de ses hormones sexuelles sera, simplement dit, plus zen, plus sûre d’elle, plus décisive sans la pilule.

Ensuite, les femmes ont un équilibre hormonal encodé dans leur génétique. Différentes femmes répondent différemment à l’exposition (naturelle ou non) aux oestrogènes. Car chaque oestrogènes doit être métabolisée (=transformée, recyclée) dans le corps féminin s’il n’y a pas eu de conception. 

Quand nos oestrogènes sont métabolisées, ils se transforment en sous-produits. Si cette transformation est dérangée, certains « sous-produits » toxiques et inflammatoires peuvent en aboutir. C’est ce qu’on appelle « estro-toxicité »

Notre génétique influence également une certaine « dominance » de nos hormones. Une femme « estro-dominante » transformera plus rapidement les progestérones, testostérones et certaines autres hormones en oestrogènes. Elle aura de belles courbes, mais aussi une prise de poids facile. Elle peut avoir des règles plus abondantes, avec des symptômes d’irritabilité physiques et émotionnelle. Si chez cette femme il existe en plus l’estro-toxicité, elle peut facilement avoir les règles douloureuses et autres symptômes d’endométriose, elle peut facilement avoir des anxiétés, irritabilité. La pilule contraceptive pourra lui paraitre très utile, à court terme, car la pilule diminuera fortement son taux d’oestrogènes. 

La femme de l’autre extrême de se spectre, avec une surdominance androgénique, sera svelte et ne connaitra pas la cellulite. Elle sera plus à risque de developper un syndrome d’ovaire polykystiques, ou les difficultés avec son cycle et sa fertilité, une forte pilosité, voire un diabète. Une mauvaise gestion de stress pourra se montrer facilement par l’absence des règles. Si en plus le peu d’oestrogènes qu’elle produit se transforme en produits toxiques, ces règles pourront être douloureuses.

Aujourd’hui, il existe plusieurs possibilités de créer ou restaurer notre équilibre hormonal. En adaptant notre alimentation de la façon qui sera la meilleure pour chacune d’entre nous, en nous servant de compléments alimentaires adaptés et des techniques de gestion de stress concordant à notre corps unique. Pour celles d’entre nous, pour qui un diagnostique clinique s’avère complexe, une étude de génétique fonctionnelle peut amener les réponses concernant le métabolisme de ses hormones.

En prenant la pilule oestro-progestative, les molécules synthétiques du comprimé arrêtent la production de nos hormones naturelles. Elles arrêtent aussi les relations entre ces hormones et autres, comme avec les hormones de stress, de thyroïde, d’humeur. Les femmes prenant la pilule présentent plus souvent l’anxiété jusqu’à la vraie dépression que les femmes sans contraception hormonale.

En coupant les oestrogènes, la pilule diminue la libido des femmes, allant jusqu’à l’aggravation ou création de problèmes de confiances en soi. Car ce n’est pas les hormones « en trop » qu’on prend. Au contraire – les hormones synthétiques coupe notre production naturelle de nos hormones. C’est une castration chimique.

La pilule contraceptive augmente aussi la perméabilité intestinale. Autrement dit, les choses qui devrait uniquement être dans nos intestins arrivent dans le sang. La perméabilité intestinale est une des raisons principales pour les inflammations articulaires et diffuses, pour un déséquilibre du système immunitaire menant aux maladies auto-immunes, pour un déséquilibre hormonal et même le risque des cancers.

Tout cela, c’est en bref. La pilule demande un engagement beaucoup plus important que visible au départ.

Alors, quoi faire?

Tout d’abord, si vous prenez la pilule pour une autre raison que la contraception, s’il vous plaît, cherchez un professionnel de santé qui travaille avec les méthodes fonctionnelles pour vous aider à soigner le déséquilibre hormonal de base. Le but est de vous permettre de vous sentir bien (mieux!) sans la pilule.

Si vous choisissez de poursuivre la pilule pour la contraception, utilisez-la uniquement quand une contraception presque constante est demandée. Privilégez le préservatif comme mode de contraception quand vous n’avez pas de partenaire fixe ou quand les rapports avec votre partenaire sont espacés dans le temps ( par exemple pour les couples ayant des rapports moins d’une fois par semaine ou les relations à distance). Quand vous prenez la pilule qui est censée être arrêtée une semaine sur quatre, respectez l’arrêt! 

Si vous choisissez une contraception hormonale autre que la pilule, les risques et effets secondaires diminuent drastiquement car le traitement ne passe plus par votre système digestif. L’anneau intravaginal ou le patch suivent le même principe que la plupart des pilules dites de « 2e generation »,  en distribuant les oestrogènes et les progestérones synthétiques. Le stérilet hormonal distribue les hormones dans le sang en passant par la paroi de l’utérus.

Évidemment, la contraception non-hormonale est le mieux pour votre équilibre. Les stérilets enrobés de cuivre sont une excellente solution pour les femmes avec un bon équilibre hormonal de base, c’est-à-dire ayant des règles indolores, régulières, de 5 à 6 jours maximum. 

Les méthodes naturelles sont basées sur la surveillance de la température, de la glaire cervicale et la détection des hormones urinaires. Elles sont facilitées avec la technologie d’aujourd’hui contenue dans les smart-rings, smartphones, les appareils connecté comme la Daysy et les applications correspondantes. Nous apprenons à mieux connaitre notre corps et notre équilibre. Cela apporte un bénéfice sur plusieurs domaines de notre vie. Ces méthodes permettent de savoir à quels moments du cycle il faut utiliser le préservatif. Combinées et bien conduites, elles permettent une contraception aussi efficace que la pilule en utilisant le préservatif seulement 5 à 8 jours par cycle.

L’anneau testiculaire permet une contraception masculine simple et efficace (au bout d’un mois), facile à contrôler par un spermogramme. Il n’intervient aucunement avec l’équilibre hormonale masculin et n’influence pas l’erection ni l’éjaculation. C’est une bonne alternative pour es couples ne souhaitant pas utiliser un préservatif pour la contraception.

Un dernier fait à considérer : la pilule « masculine » est déjà inventée. Elle couperait la production de testostérone chez les hommes. Ses risques : prise de poids, anxiété, perte de libido, fatigue, perte de densité osseuse, migraines. Les mêmes que les risques de la pilules féminine! À cause de ses risques, la pilule pour l’homme n’a pas été autorisée. Et voilà.

Merci pour votre intérêt pour votre équilibre féminin!

Podcasts conseillés :

Bulletproof Radio épisodes 658 et 665

Livres conseillés :

T.S. Wiley « Sex, Lies and Menopause »

Sarah E. Hill « How the Pill changes Everything »

Alisa Vitti « Woman’s Code »