Infertilité, règles douloureuses, endométriose,… le pouvoir de nos habitudes

Infertilité, règles douloureuses, endométriose,… le pouvoir de nos habitudes

Une femme se plaignant d’un déséquilibre hormonal aura une des solutions proposées : contraceptif hormonal, stimulation d’hormones ou chirurgie. Ces « traitements » ne sont pourtant pas vraiment la solution pour le problème de base. Ils visent à cacher les symptômes au lieu de traiter leur cause. Et leurs effets secondaires peuvent nuire à la santé.

Pourtant la nourriture, la gestion du stress et les compléments alimentaires naturels, peuvent, dans une approche globale et fonctionnelle, aider à équilibrer n’importe quel souci hormonal. Que vous ou une femme de votre famille soient atteinte 

  • des premières règles précoces ou tardives, 
  • des règles douloureuses, irrégulières, absentes 
  • de souci d’infertilité
  • d’acné, d’hyperpilosité, d’anxiété ou de difficultés à perdre ou à prendre du poids,

commencez à vous tourner vers une vérité connue depuis des milliers d’années: la nourriture est notre médecine.

Il est important de comprendre qu’un déséquilibre hormonal est présent chez de plus en plus de femmes. Il est souvent ignoré (« c’est normal d’avoir un peu mal pendant les règles ») ou diagnostiqué à tort comme une autre maladie. Notamment l’anxiété, l’hypothyroidie, le surpoids,  l’acné et l’infertilité sont souvent liés à un déséquilibre d’hormones sexuelles féminines. Un déséquilibre peut être ré-équilibrer.

Il est aussi important de comprendre que toutes nos hormones interagissent entre elles. Par exemple, le cortisol, l’hormone de stress, bloque la production des hormones thyroidiennes. Certaines hormones sont précurseurs d’autres hormones. Par exemple, le cortisol est fait à partir de la progestérone, une hormone jouant dans le cycle féminin mais aussi dans le sommeil et la détente.  Chaque hormone dans notre corps, féminin ou masculin, interagit avec toutes (!) nos cellules et aussi avec toutes (!) les autres hormones.  Traiter une hypothyroidie en regardant uniquement les hormones thyroïdiennes ou traiter une anxiété en se concentrant uniquement sur les symptômes de stress ne relève pas, de mon point de vue, du bons sens. Une approche fonctionnelle doit regarder la femme dans sa globalité, pas uniquement dans ses ovaires.

Puis, il est important de comprendre que certains produits alimentaires (non, je ne les appelle pas « nourriture »), sont responsables de plusieurs soucis dans l’équilibre hormonal. Au lieu de nous nourrir, ils nous rendent malade. Comme la pomme empoisonnée de Blanche-Neige, ses produits sont beaux, appétissants, et tellement délicieux! Par exemple : le sucre fait monter l’insuline, l’hormone responsable de baisser le taux du sucre dans le sang en faisant l’entrer dans les cellules du corps. Mais ce n’est pas son seul effet. Entre autres, l’insuline stimule la sécrétion de testostérone dans les ovaires de la femme. Une surcharge en testostérone amène les symptômes du syndrome d’ovaires polykystiques (pilosité, infertilité, cycles irreguliers et/ou douleureux, acné,…). 

Cet exemple illustre comment l’alimentation influence notre corps de différentes manières et comment en trouvant la bonne alimentation on peut faire un retour sur une maladie. En médecine fonctionnelle, nous travaillons pour comprendre les causes d’un déséquilibre jusqu’au niveau moléculaire. Une fois les causes identifiées, on peut y travailler, au lieu de vouloir cacher les symptômes.

Enfin, il est important de savoir que certaines choses sont bénéfiques pour l’homme mais ne le sont pas pour la femme. D’autres le sont, mais pas à tous moments. Par exemple, faire un sport intense peut être bénéfique à certain moment du cycle et destructeur à un autre. Dans l’approche fonctionnelle, les hormones s’équilibrent par la nourriture adaptée et une hygiène de vie adaptée.

Que faire alors?

Au mieux c’est de travailler avec des professionnels avec une approche globale et fonctionnelle. Plus votre situation est complexe, plus il vous faudra d’accompagnement et d’ajustement personnalisé.

Mais chacune d’entre nous peut améliorer n’importe quel déséquilibre hormonal en assainissant son mode de vie. Il sera toujours bénéfique :

  • d’éviter le sucre et les produits sucrés
  • d’augmenter la consommation de légumes
  • de veiller à ce que nous tolérons bien dans la nourriture et ce qui peut causer des inconforts, ballonnements ou autres soucis digestifs (produits laitier, sucre et certaines céréales, certains légumes,…). 
  • de faire quotidiennement des exercices qui visent à baisser les hormones de stress ( méditation, relaxation, exercices de respirations,…)
  • de ne pas faire de sport pendant les règles et de faire assez doucement les 2-3 jours avant et après

En attendant , pour les règles douloureuses, en plus des points mentionnés ci-dessus, une cure de gattilier à 150 mg par jour peut être bénéfique. Essayer pendant 3 mois et si vous voyez un apaisement, vous pouvez diminuer et le prendre uniquement avant et pendant les règles. Le citrate de magnésium à 100mg au coucher peut aider à diminuer les crampes tout comme une huile CBD (3 à 5 gouttes d’une huile 10%).

Un accompagnement par une nutritionniste formée à une approche globale et à la micro-nutrition peut être extrêmement bénéfique. Nous avançons plus sereinement et avec plus de légèreté quand quelqu’un est là pour nous guider et conseiller.

Les livres qui peuvent vous être utiles (en anglais) sont:

Dr Jolene Brighten « Beyond the Pill »

Dr Alisa Vitti « Woman’s Code »

Pour les soucis d’infertilité: Dr Lana Asprey « The Better Baby Book »

Merci de votre intérêt!